mercredi 25 octobre 2017

SON OF OHM: Syrinx (2015)

“Syrinx proposes a journey in the 70's with nice structures which mix the Berlin & French Schools with an always pleasant psychedelic vibe”
1 Legend 8:33
2 Syrinx 8:52
3 Crystal 5:06
4 Mount Om 8:05
5 Monkey Mind 7:44
6 Echoes 7:49

Son of Ohm Music (CD-r/DDL 46:11)
(Berlin & French Schools with psychedelic vibes)

Is Astronaut a brief encounter without tomorrows or simply the following of an even more interesting album? The very first album of Son of Ohm, “Syrinx” joins unopposed in this generation of albums appeared too late in the long chessboard of time, but which would have marked a whole generation. Behind a splendid artwork of the psychedelic years, “Syrinx” proposes another journey in the 70's with a superb 46 minutes distributed well on 6 titles.
A series of guitar riffs pierces the shrill effects of a synth which looks for itself between its approach spectral or cosmic. We would believe to hear a more modern
Manuel Göttsching on a psybient never consumed of the vintage years. My ears perceive 2 lines of guitars in this very nice "Legend", of which one weaves a more harmonious rhythmic approach whereas the other one releases discreet solos which roll in loops around sober percussive jingles. This meshing encroaches its minutes with a good undulating structure when the vibes rise of a tone with a good effect of intensity around the 4th minute. If the rhythm shows with elegance its minimalist finery, the synth spreads very good morphic solos and some good effects which feed the thirst of cosmic psychedelism of my ears. The title-track crumbles a movement of the sequencer with keys which make a strange circular dance. Jarrish winds cross this delicate choreography while percussions and graver chords add so much weight to the pace as intensity in the structure. The rhythm progresses with its continuous jolts which are knotted around a meshing of sequences, organic effects and percussions in an approach always minimalist which is supported by pallets of winds and sound colors which are so much in the domain of cosmic Berlin School than of the Space French School of the Space Art and Zanov years, in particular at the level of its dramatic envelope. "Crystal" proposes a structure of ambient rhythm with a circular movement of the sequencer which is coated by multilayers of winds and of effects of a synth always in mode French School.
Mount Om" is a good ambient and intense title with large synth layers which land in loops over a shimmering river of sequences moiré. Jean-Michel Jarre's elements sparkle through these banks of melodious layers and cover an approach which adorns itself of some little more organic elements. Percussive effects arise of these gurgling, amplifying even more the wealth of "Mount Om" which little by little goes out of its apathetic lethargy to propose a structure of rhythm gone up on a bed of pulsations, sequences and very scattered percussions. An intense start, for one finale which is just as much! "Monkey Mind" and its rhythmic paradox is the first title which arouses our eardrums at the first listening of “Syrinx”. A nice pattern of lascivious down-tempo undulates whereas some motorik percussions influence a kind of very sluggish beat. The numerous effects form paradoxical lines to the structures of rhythm while a delicate vampiric melody spreads charms and magnetizing effects. The whole thing is well wrapped in a very cosmic soundscape. This one is very good too! Multiple synth effects, Aeolus and his anger as well as percussive effects take out a line of bass sequences of its hiding place in order to shape this bumpy structure of "Echoes". The cosmic landscape floods the passive rhythm of lapidary effects while the synth shows its harmonic side with soloing forms which coo in loops. Grave chords as well as chirpings from a synth which is also a snake charmer reroute the oppressive walking of the rhythm towards a more fluid movement among which the effects and the synth sign the influences of Ashra on the music of Son of Ohm.
Available as much in CD-r (on Neu Harmony) as in downloadable format, “
Syrinx” is an album as interesting, several of you will find it superior because of the homogeneity, than Astronaut which had literally charmed me hardly one week ago. A prelude? Maybe, but not inevitably because both albums propose different approaches, always bound by a psychedelic vision of the tones, which possess their own charms and things which hang on a big smile on our faces. A very beautiful discovery for those who like a Berliner style of the 70's, with a nice touch of France, and these sequenced rhythms which try to drill the mystery of the psychedelism.

Sylvain Lupari (October 25th, 2017) ****¼*
You will find a way to purchase this album on Son of Ohm Bandcamp page here
As well as on manufactured CD on the Neu Harmony label

Est-ce que Astronaut est une erreur de parcours ou la suite d'un album encore plus intéressant? Tout premier album de Son of Ohm, “Syrinx” s'inscrit sans opposition dans cette génération d'albums parus trop tard dans le long échiquier du temps, mais qui aurait marqué une génération. Derrière une splendide pochette des années psychédéliques, “Syrinx” propose un voyage dans les années 70 avec un superbe 46 minutes bien réparties sur 6 titres.
Une série de riffs de guitare perce les effets stridents d'un synthé qui se cherche entre son approche spectral ou cosmique. On croirait entendre du
Manuel Göttsching plus moderne sur du psybient jamais consumé des années vintage. Mes oreilles perçoivent 2 lignes de guitares dans ce très beau "Legend", dont une qui tisse une approche plus harmonique rythmique tandis que l’autre libère de discrets solos qui roulent en boucles autour de sobres cliquetis percussifs. Ce maillage émiette ses minutes avec une bonne structure ondulante lorsque les ambiances montent d'un ton avec un bel effet d'intensité autour de la 4ième minute. Si le rythme affiche avec élégance sa parure minimaliste, le synthé étale de beaux solos morphiques et de bons effets qui alimentent la soif du psychédélisme cosmique de mes oreilles. La pièce-titre émiette un mouvement du séquenceur avec des ions qui font une étrange danse circulaire. Des vents Jarriens traversent cette délicate chorégraphie alors que des percussions et des accords plus graves ajoutent autant du poids à la cadence que de l'intensité dans la structure. Le rythme progresse avec ses soubresauts continus qui sont noués autour d'un maillage de séquences, d'effets organiques et des percussions dans une approche toujours minimaliste qui est soutenu par des palettes de vents et de couleurs soniques qui sont autant du domaine de la Berlin School cosmique que de la French School des années Space Art et Zanov, notamment au niveau de son enveloppe dramatique. "Crystal" propose une structure de rythme ambiant avec un mouvement circulaire du séquenceur qui est nappé de multicouches de vents et d'effets d’un synthé toujours en mode French School.
Mount Om" est un bon titre ambiant et intense avec de larges nappes de synthé qui débarquent en boucles sur un miroitement de séquences moirées. Des éléments de Jean-Michel Jarre resplendissent à travers ces bancs de nappes chantantes et recouvrent une approche qui se pare d'éléments un peu plus organiques. Des effets percussifs naissent d'entre ces gargouillements, amplifiant encore plus la richesse de "Mount Om" qui peu à peu sort de sa léthargie atone afin de proposer une structure de rythme montée sur un lit de pulsations, de séquences et de percussions très éparses. Un début intense, pour une finale qui l'est d'autant! "Monkey Mind" et son paradoxe rythmique est le premier titre qui attise nos tympans à la première écoute de “Syrinx”.  Une belle figure de down-tempo lascif ondule alors que des percussions motoriques influencent un mode de rythme très mou. Les nombreux effets forment des lignes paradoxales aux structures de rythme alors qu'une délicate mélodie vampirique étend charmes et effets magnétisants. Le tout est bien enveloppé dans un décor sonique très cosmique. Très beau! Des effets, Éole et sa colère ainsi que des effets percussifs sortent une ligne de basse séquences de sa cachette afin de déployer cette structure cahoteuse de "Echoes". Le paysage cosmique inonde le rythme passif d'effets lapidaires alors que le synthé déploie ses harmonies sous formes de solos qui roucoulent en boucles. Des notes graves ainsi qu'un synthé siffleur et charmeur de serpent détournent la marche accablante du rythme vers un mouvement plus fluide dont les effets et le synthé signent les influences d'Ashra sur la musique de Son of Ohm.
Disponible autant en CD-r (sur Neu Harmony) qu'en format téléchargeable, “
Syrinx” est un album aussi intéressant, plusieurs le trouveront supérieur à cause de son homogénéité, que Astronaut qui m'avait littéralement charmé il y a à peine une semaine. Un prélude? Peut-être, mais pas nécessairement puisque les 2 albums proposent des approches différentes, toujours liées par une vision psychédélique des tons, qui possèdent leurs propres charmes et trucs qui accrochent un rayonnement sur nos visages. Une très belle découverte pour ceux qui aiment un style Berliner des années 70, avec une belle touche de France, et ces rythmes séquencés qui tentent de percer le mystère du psychédélisme.
Sylvain Lupari (25/10/2017)

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