vendredi 5 janvier 2018

DASK: Insecta [Extended] (2018)

“In its many ambiospherical phases, Insecta [Extended] hides some real jewels of true Berlin School style which prove that DASK was resolutely one of the beautiful finds of 2017”
1 Arthropod 13:43
2 Colony 7:29
3 Insecta 11:57
4 Biomass 9:56
5 Overwinter 9:19
6 Prevernal 9:12
7 Growth 2:10
8 Emergence 9:10

DASK Music (DDL 72:55)
(Ambient and sequencer-based Berlin School)
It's after the making of Electron Utopia, appeared on SynGate Records at the beginning of 2017, that “Insecta [Extended]” began to grow in the mind of DASK. There was still enough music to create another album, but not enough for today's usual standard. And brick by brick, David Marsh added compositions which were going to nest on an album inspired by the very noticed decline of the insects' population since 1970. We speak here about a 60 % order. The big existential question of DASK was to know the amount of minutes of music that he had to dedicate to this album! From where the adjective Extended. Initially idealized for a duration of more or less 45 minutes, “Insecta [Extended]” took around 30 minutes to the meter with an exploratory ambient music. So divided between titles of ambient elements, ambient tones and a sequencer-based style Berlin School music, “Insecta [Extended]” hides some real jewels which prove that DASK was resolutely one of the beautiful finds of 2017.
It's with sharp-edge wings, which cut out a wall of synth waves, and murmurs of insects that "Arthropod" begins this last adventure of the England musician. A wind-driven tumult knocks down these first elements with very oxidized waves which scrape this surreptitious décor where beats a first step of the sequencer. The winds persist with a dark Redshiftian coldness when that this lost step awakens its small rhythmic community to make quiver our walls with a heavy and black rhythm, as that coming from a Moog. This rhythm skips after the point of 4 minutes. Dancing with another line of sequences of which the sound pearls as a motionless drop of water, the rhythm without structure of "Arthropod" tries to structure a uniform carcass which eventually is limping like a majestic Berlin School. Majestic, I say? Certainly, because David Marsh lays here an evolutionary structure and of which the homogeneity depends on what surrounds it. This rhythm, heavy and lively, continues to spread its drive among sharpened strata which come to nibble it from time to time, when it borrows near the finale, be around the 11th minute, a harmonious approach which makes very Düsseldorf School, very Kraftwerk. Brilliant! "Arthropod" is simply masterful and worth at itself the purchase of “Insecta [Extended]”. "Colony" drags us in the underground passages, and they are legions in this album, where insects establish their brotherhood. DASK mixes electronic layers with organic effects on synth tints which go from the opaque black to crystal-clear lines as sharp as the sting of a scorpion. And if "Arthropod" is simply joyous, we can say the same about the splendid "Insecta" and its lively rhythm which oscillates among very cool percussive effects and other sequences which sizzle by offering a strange chant from invertebrate living beings. A chant which switches shape for a nice fluty effect. This is another great Berlin School sequencer-driven style which backs the purchase of this 5th album from DASK. Afterward, David Marsh explores the ambient model with Steve Roach's fragrances which fit to an insectivorous fauna. Mixing the tones and the dark waves with opalescent cracks, DASK plunges us into a universe of tiny creatures where all the ideas find roots behind a stream of layers with colors, effects and drone tones full of contrasts. After a crushing introductory heaviness, "Biomass" finds refuge in a clearing where the songs of insects irradiate the initial blackness of the title. If we like Steve Roach's Immersion Series, a title like "Overwinter" will its way to seduce you. I could add "Prevernal", except that some more bright meditative elements decorate its finale. Built on the same model, but from end to start, the short "Growth" brings us in a finale multicolored by drones of all kinds and of all the colors that is "Emergence". This long phase of ambient music, we speak all the same about more than 40 minutes of music here, can scare off fans of an EM concentrated on the sequencer model. I understand it because it's not my cup of tea either! But my curiosity, and doubtless the fact that I got this album as a promo in order to review it, make me heard a tonal flora as much attractive as the one of Shane Morris or yet that of Memory Geist. On the other hand, the first 40 minutes of this album will warm your ears because DASK offers us the best of the Berlin School style, sequenced or/and ambient. This album will be out in the summer of 2018. I will add a link then. But otherwise you can find more additional information here.

Sylvain Lupari (January 5th, 2018)
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CHRONIQUE en FRANÇAIS
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C'est lors de la conception de Electron Utopia, paru sur SynGate Records en début 2017, que “Insecta [Extended]” a commencé à germer dans l'esprit de DASK. Il restait encore du bon matériel qui ne trouvait pas sa place sur cet album, mais pas assez pour un album de plus d'une 40taine de minutes. Et brique par brique, David Marsh ajoutait des compositions qui allaient nicher sur un album inspiré par le déclin très remarqué de la population des insectes depuis 1970. On parle ici d'un ordre de 60%. La grosse question existentielle de DASK était de savoir le total de minutes qu'il devait consacrer à cet album! D'où l’adjectif Extended. Initialement idéalisé pour une durée respectable, “Insecta [Extended]” a pris une 30taine de minutes au compteur avec une musique d'ambiances exploratoire. Ainsi divisé entre des plages très ambiosphériques, ambiosoniques et rythmés sur le modèle Berlin School, “Insecta [Extended]” cache de véritables joyaux qui démontrent que DASK était résolument une des belles trouvailles de 2017.
C'est avec des ailes acérées, qui découpent une muraille d'ondes synthétisées, et des murmures d'insectes que "Arthropod" amorce la dernière aventure du musicien Anglais. Un tumulte éolien renverse ces premiers éléments avec des ondes très oxydées qui éraflent ce décor subreptice où bat un premier pas du séquenceur. Les vents persistent avec une obscure froideur Redshiftienne lorsque que ce pas perdu éveille sa petite communauté rythmique afin de faire tressaillir nos murs avec un rythme lourd et noir, comme celui venant d'un Moog. Ce rythme sautille après la barre des 4 minutes. Dansant avec une autre ligne de séquences dont le son perle comme une goutte d'eau figée, le rythme sans structure de "Arthropod" tente de structurer une carcasse uniforme qui finit par clopiner comme un majestueux Berlin School. Majestueux, je dis? Certainement, puisque David Marsh couche ici une structure évolutive et dont l'homogénéité dépend de ce qui l'entoure. Ce rythme, lourd et vif, continue d'étendre son entrain parmi des strates acérées qui viennent le titiller par moments, lorsqu'il emprunte en toute fin, soit vers la 11ième minute, une approche harmonique qui fait très Düsseldorf School, très Kraftwerk. Génial! "Arthropod" est tout simplement magistral et vaut à lui seul l'achat de “Insecta [Extended]”. "Colony" nous amène dans les souterrains, et ils sont légions dans cet album, où les insectes établissent leur confrérie. DASK mélange des nappes électroniques avec des effets organiques sur des teintes de synthétiseurs qui vont du noir opaque à du cristallin aussi acéré que le dard d'un scorpion. Et si "Arthropod" est tout simplement jouissif, on peut en dire autant du superbe "Insecta" et de son rythme vif qui oscille parmi de beaux effets percussifs et d'autres séquences qui grésillent en offrant un chant d'invertébré. Un chant qui se transforme avec un bel effet flûté. Un très bon titre du modèle Berlin School qui seconde l'achat de ce 5ième album de DASK.
Par la suite, David Marsh explore le modèle ambiant avec des parfums de Steve Roach qui se prêtent à une faune insectivore. Mélangeant les tonalités et les ondes sombres avec des fissures opalescentes, DASK nous plonge dans un univers de bestioles où toutes les idées trouvent racines derrière un flot de nappes aux couleurs, aux effets et aux bourdonnements pleins de contrastes. Après une lourdeur introductive écrasante, "Biomass" trouve refuge dans une clairière où les chants d'insectes irradient la noirceur initiale du titre. Si on aime la série Immersion de Steve Roach, un titre comme "Overwinter" saura vous séduire. Je pourrais ajouter "Prevernal", sauf que des éléments méditatifs plus lumineux ornent sa finale. Construit sur le même modèle, mais à l'envers, le court "Growth" nous amène à une finale bariolée de drones de tous acabits et de toutes les couleurs qu'est "Emergence". Cette longue phase de musique d'ambiances, on parle tout de même de plus de 40 minutes de musique ici, peut faire fuir les amateurs d'une MÉ concentrée sur le modèle séquenceur. Je vous comprends puisque ce n'est pas non plus ma tasse de thé! Mais ma curiosité, et le fait sans doute que j'ai obtenu cet album en promotion, m'a fait entendre une flore tonale aussi séduisante que celle de Shane Morris ou encore celle de Memory Geist. Par contre, les 40 premières minutes de cet album vous réchaufferont les oreilles puisque DASK nous offre le meilleur du genre Berlin School, séquencé ou/et ambiant.

Sylvain Lupari (05/01/2018)

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